Repas dansant au Centre d'Affaires et de Rencontres
La présence humaine constatée dans la région baumoise remonte à 400 000 ans ; ce qui explique fort bien le passé riche du Pays Baumois. La nature et l’histoire se sont alors harmonieusement conjuguées et ce n’est pas sans hasard si la cité tient son nom des grottes qui l'avoisinent comme l'atteste la racine celtique du nom "baume" ("balma"). L’histoire est bien encrée dans le joli cœur historique baumois et ce n’est pas sans lien avec la prestigieuse abbaye de dames chanoinesses fondée en 400 après Jésus Christ par Saint Germain évêque de Besançon.
Au fil des siècles, l’abbaye prospère et la cité jouit de cette prospérité pour se constituer en tant que « bonnes cités de la Comté de Bourgogne ». Dès le Moyen Age, la cité se verra protégée et pour cause, dotée de fortifications sous les conseils de Frédéric Barberousse en 1153. C’est aussi à cette époque que les Seigneurs de Neufchâtel-Urtière à Pont de Roide/France commencent à gouverner officieusement la ville.
Baume-les-Dames qui n'était qu'une modeste bourgade à l'époque Romaine devient centre d’une châtellenie domaniale. L’économie se développe autour des métiers de la terre, de la viticulture ou bien encore de la papeterie dont la première fut implantée en bordure du Cusancin sous l’impulsion des abbesses.
Malheureusement, cette période de gloire ne sera qu'éphémère… Sous le règne de Louis XI, la Franche-Comté verra ses châteaux détruits et celui de Baume-les-Dames n'y échappera pas. A cela s’ajoute les fléaux de la peste et un incendie dévastateur. Pour autant, cette période de La Renaissance laissera de beaux témoignages architecturaux, comme la chapelle du Saint Sépulcre, l'hôtel particulier des Sires de Neufchâtel et la maison à tourelle.
Le XVII° siècle témoignera aussi d’un bel exemple d'architecture néogothique avec l'église Saint Martin qui renferme par ailleurs un riche mobilier et des statues originales. C’est aussi à cette période que le baillage de Baume-les-Dames se constitue.
Le XVIII° siècle quant à lui est synonyme de prouesse architecturale et scientifique. Des architectes de renom œuvrent à l’édifice de la nouvelle et somptueuse église abbatiale pendant que Jouffroy d’Abbans met au point des expérimentations concrétisant les prémices de la navigation à vapeur.
La ville au fil des siècles se développe et dispose des éclairages publiques ou profite encore de la ligne de chemin de fer. Dès 1892, le tissage va permettre la floraison d’une usine. Une autre manufacture s’installe avec la célèbre référence « Ropp » pour les pipes fabriquées exclusivement en bruyère.
Un siècle contrasté caractérisera les années 1900. Les deux Guerres mondiales affecteront beaucoup la ville en terme de vies humaines et d'architecture. La deuxième moitié du XX° siècle se montrera beaucoup plus clémente avec une dynamique notoire. L'implantation de nombreuses industries et le développement du tourisme compte tenu des attraits culturels et naturels baumois en sont l’illustration.
Les Frères GRENIER :
Une fraternité talentueuse. Jules, peintre paysagiste (1817-1883) était l'ami des artistes DELACROIX et COROT. Sa particularité : sa passion pour la peinture de paysages à laquelle il s’est beaucoup consacré. Pour Edouard, c’était la littérature qui le passionnait et tout particulièrement la poésie. Talentueux poète (1819-1901), notons qu’il sera couronné par l'Académie Française pour son poème "Séméia" et qu’il était l'ami de Charles NODIER et LAMARTINE. Leur demeure, place Saint Martin, est pour le moins originale de par son architecture où les tours coiffées d'un toit à croupe harmonisent la bâtisse.
Crédit photos : Office de Tourisme
Jouffroy D'ABBANS : Sur les traces d'un génie méconnu…
Quand Claude Dorothée naquit en 1751, dans un village de Haute-Marne personne n’imaginait qu’un jour il viendrait à Baume-les-Dames pour réaliser l’invention qui le rendrait célèbre.
Cet ingénieux mécanicien puisa l’idée de son invention alors que, militaire, puni pour avoir convoité la fiancée de son supérieur, il était en détention sur l'île Sainte Margueritte au large de Cannes. A regarder s’échiner les galériens, il réfléchit à un meilleur moyen de faire évoluer une barque sur l’eau. Sorti de prison, il n’eut cesse de vouloir concrétiser son projet. Sa sœur, abbesse à Baume-les-Dames, convaincue de son talent l’accueille et l’aide financièrement. C’est sur le bassin de Gondé, au confluent du Cusancin, près de l'ancienne usine de fabrication des pipes ROPP que Jouffroy d’ABBANS s’atèle à la tâche sous le regard sceptique des Baumois. Aidé par le chaudronnier POURCHOT, il invente cette étrange « Pompe à Feu » qui actionne d’abord des rames puis, plus tard la roue à aube. Dans ce site idyllique, baigné de verdure, les premiers essais surprennent la population baumoise.
Crédit photos : Office de Tourisme
Le miracle de Sainte Odile de Baume-les-Dames.
Fille du duc ALDARIC d’Alsace, la jeune Odile est née aveugle. A l'âge de deux ans, son père ne supportant plus ce malheur, décide de la supprimer ; sa mère quant à elle, renonce à cette idée et la confie à sa tante, abbesse à Baume-les-Dames. Qui aurait cru que Sainte Odile grandirait au sein de l’abbaye ? La légende veut que lorsqu’elle est âgée de 13 ans, un évêque de Bavière est frappé d’une vision : Dieu lui demande de se mettre en route pour Baume-les-Dames afin de baptiser une jeune fille. Fidèle à sa vision, l’évêque accomplit sa mission et ajoute : « Au nom de Jésus-Christ, sois désormais éclairée des yeux du corps et des yeux de l’âme. » Dans l’instant la jeune Odile, paraît-il, recouvra la vue.
Crédit photos : Office de Tourisme
Sainte Acombe de Baume-les-Dames, la Vierge barbue :
Mais qui se cache derrière ce nom ? Une statue originale et surprenante. A la période de la Christianisation, la jeune Acombe, convoitée par le fils païen du Roi, se refuse à lui à multiples reprises. Dans le but de mettre fin aux avances de ce personnage, désespérée, elle implora Dieu de la rendre laide. C'est alors que brusquement, le visage de la belle jeune fille fut couvert d'une barbe épaisse. Offusqué, le jeune homme se vengea et la fit crucifier.
Crédit photos : Office de Tourisme
Les narines du diable de Guillon-Les-Bains.
La légende raconte que la vallée du Cusancin était alors dotée d’une jolie fée qui répandait le bien grâce à une source bienfaisante, qui disait-on guérissait les malades… Elle fut malheureusement captée par des hommes ingrats. La peine de la fée fut si grande que les pleurs qu’elle déversa firent naître une nouvelle source :
Les hommes de la vallée la surnommèrent « Les narines du Diable ». Offusquée, la petite fée se retira dans une grotte appelée
« Grotte de la fâchée »…
Le chêne marié de Hyèvre-Paroisse.
Cette histoire mérite de se la laisser conter : le chêne était un arbre robuste qui curieusement avait tissé une branche épaisse sur le chêne voisin, d’où l’appellation « Chêne marié ». Il est devenu incontournable sur la contrée et les idylles amoureuses ne se comptent plus devant cet arbre. L’administration des forêts en 1840 avait demandé au bûcheron du village de procéder à son abattage car il présentait une menace. Le bûcheron se mit à l’exécution même si les villageois y étaient farouchement opposés. Le chêne supprimé du paysage de Hyèvre a suscité la grogne des habitants qui se réjouirent de la chute mortelle du bûcheron lors de l’un de ses travaux d’élagage. Bien des années plus tard, cet épisode marque encore les esprits.
Le fauteuil de Gargantua de Hyèvre-Paroisse.
Selon une légende, Gargantua, connu pour son excès, aurait été de passage à Hyèvre. Son appétit était démesuré au point que le ravitaillement des paysans du village ne suffit à combler la faim de ce passager affamé. Sa soif étant grandissante, il aurait bu le lit de la rivière pour se désaltérer. Assis sur une roche pendant ce temps, il aurait laissé son empreinte en modelant la roche sous la forme d’un fauteuil d’où l’appellation « fauteuil de Gargantua ».
Le saut de Gamache de Fourbanne.
Il est des vues imprenables qu’il convient de ne pas manquer : le saut de Gamache est une terrasse panoramique de laquelle se dégage un point de vue sans nul pareil. Situé en bordure de la RD 683, il offre un panorama sur le village d’Esnans, sur la ville de Baume-les-Dames et les contrées verdoyantes à souhait. Une anecdote caractérise ce lieu puisqu’un jour en septembre 1779, un carrosse quitta la chaussée pour aller faire une chute considérable au pied de la rivière. Ce carrosse appartenait au Marquis de Ronot de Gamache et à sa femme, originaires de la Cour d’Espagne. Le Comte d’Esnans, son fils et ses invités qui avaient entendu les bruits provoqués par la chute ainsi que les cris des voyageurs, leur vinrent en aide et les hébergèrent durant six semaines. Rétablis et remis de leurs émotions, les jeunes mariés continuèrent leur chemin. C’est ainsi que ce joli point de vue « Le Saut de Gamache » porte aujourd’hui le nom de ces rescapés et célèbre une chute plus brutale que fatale.
Le bois Rodolphe d’Adam lès Passavant.
Les légendes sont nombreuses en Pays Baumois : la chasse est parfois le thème fédérateur de ces histoires qui se laissent volontiers découvrir : après Gontran, Roi de Bourgogne qui aurait trouvé dans le terrier d’une belette un trésor, qu’il aurait utilisé à la reconstruction de l’abbaye baumoise dans les années 600, il s’agit du Roi Rodolphe dont il est question.
Chassant régulièrement sur l’arrière pays baumois en compagnie de son grand veneur, il s’était laissé charmer par le bois d’Adam. Rappelons que le grand veneur était l’officier de la maison du roi chargé des chasses royales. Les deux personnages furent surpris par la découverte d’un ours énorme dans ce bois : malgré les chiens, l’ours ne fut pas effrayé et tenta de dévorer le Roi Rodolphe qui l’avait touché au préalable. Le grand veneur parvint tout de même à blesser davantage l’ours pour le mettre à terre. Ainsi, il fut le grand sauveur du Roi : en mémoire de cet épisode, le bois porte encore aujourd’hui l’appellation « bois Rodolphe ». Rodolphe, en signe de remerciements, proposa de lui octroyer ce qu’il souhaitait. Sa demande fut celle d’obtenir autant de villages qu’il pourrait tuer d’animaux au cours de cette partie de chasse. Le Roi assoupis, le grand veneur captura quatre sangliers, deux ours, deux cerfs, ce qui de fait lui permettait d’obtenir 8 villages ! Au réveil du Roi, la surprise fut intense mais la promesse fut tenue. Le grand veneur obtint 8 villages du canton de Pierrefontaine-les-Varans, dénommés le Champ du veneur. Autant dire que cette partie de chasse fut fructueuse…
Crédit photos : Office de Tourisme